Focus métier – Conseillère en insertion professionnelle

Aujourd’hui, nous mettons en lumière le métier de Conseillère en Insertion Professionnelle.

🔹 Quel est ton rôle ?
Recrutée il y a 3 ans sur le pôle accompagnement par le travail, j’interviens chaque semaine sur plusieurs ESAT. Mon rôle consiste à accompagner les travailleurs vers le milieu ordinaire en construisant des passerelles avec les entreprises.

Avec les équipes pluridisciplinaires, les référents, psychologues et chefs de service, nous valorisons les compétences acquises et construisons des projets professionnels réalistes et sécurisés. Lors de la prospection d’entreprises, je m’appuie aussi sur les partenaires de l’emploi, de la formation et de la santé.

J’active différents dispositifs comme DuoDay, les PMSMP, les mises à disposition ou encore les conventions d’appui pour rendre l’inclusion concrète et durable.

🔹 Ce qui te motive ?
Ce qui me motive le plus, c’est d’être à l’origine de rencontres qui changent des trajectoires. Voir une personne passer du « je ne sais pas faire » au « je suis capable » est une véritable récompense.

Je suis aussi portée par le travail collectif avec les équipes ESAT et les employeurs. Mon rôle est de rendre l’entreprise accessible et de valoriser les compétences de chacun.

🔹 Les défis du métier ?
Trois défis structurent mon métier :
• Dépasser les préjugés liés au handicap
• Maintenir un accompagnement individualisé malgré l’intervention sur plusieurs ESAT
• Coordonner les acteurs pour fluidifier les parcours et transformer les freins en opportunités

🔹 Une réussite marquante ?
J’ai accompagné plusieurs insertions durables. La signature d’un CDD long ou d’un CDI reste toujours un moment fort, fruit d’un travail collectif entre le travailleur, les équipes et l’entreprise.

Mais la réussite ne se limite pas à l’embauche. Chaque accompagnement permet aussi de renforcer la confiance, développer l’autonomie et construire un projet adapté.

🔹 Un conseil pour exercer ce métier ?
Croire en l’intelligence collective, aller sur le terrain, créer du lien avec les entreprises et faire preuve de patience. C’est cette dynamique qui permet de construire des parcours solides et durables.